Le parc Archipel en soirée
Écoutons la promenade du parc Archipel en soirée, proposée dans ce court montage.
P.A.S PH05_1, la Présence Humaine devient plus localisée et statique. L’activité d’un groupe d’hommes marque l’espace sonore par des conversations continues, des exclamations, l’usage d’une boîte à musique ou le vrombissement d’un deux-roues motorisé leur appartenant produisant une ambiance sonore animée, mais distante, fortement dépendante d’un seul acteur. En dehors de ce foyer sonore, l’activité urbaine (passage de véhicules, tramway à la toute fin) reprend par moment le pouvoir en sus d’un fond sonore urbain résiduel lié à la circulation des alentours.
À l’inverse, P.A.S PH05_2, si l’activité de loisir liée à l’usage des tables de ping-pong fut encore phonographiée, l’activité sportive est plus discrète et moins collective qu’en journée. Les impacts des balles continuent à structurer l’ambiance, mais ne sont que rarement accompagnés de signatures sonores de présence humaine. Les conversations sont rares, les voix peu intelligibles, et l’activité urbaine (tramway, circulation éloignée) devient plus présente.
Enfin, P.A.S PH05_3, la transformation est encore plus marquée. Les objets sonores constitutifs des usages diurnes, tels les jeux d’enfants, les passages de vélos, les conversations de passants ont disparu. La présence humaine se limite à quelques échanges éloignés et sporadiques tandis que l’activité urbaine (tramway, circulation, passage du train en souterrain) structure désormais plus nettement l’ambiance. L’ambiance sonore semble dp,c plus linéaire, moins animée et davantage dominée par les flux de la source Activité Urbaine qu’en journée.
Ainsi, en soirée, la lecture comparée des ambiances sonores des PAS PH05_1, PH05_2 et PH05_3 met en évidence une réduction de l’appropriation humaine des espaces phonographiés, très perceptible à l’écoute : raréfaction et faible émergence des objets sonores humains, qu’ils soient signes de passage ou d’actions. Si les sources mobilisées restent globalement comparables à celles observées en journée, elles ne sont plus habitées par les mêmes événements sonores ni avec la même fréquence, intensité ou simultanéité, ce qui modifie les ambiances produites.

